Les plus touchées par le burn-out sont : (roulement de tambours…)
Tout le monde !!! Il n’y a pas de règles !
Je crois que c’est le plus difficile dans le burn-out. Il n’y a pas de personnes plus sujettes que d’autres.
Certains diraient que c’est une faiblesse mentale de la personne. Il est fort probable pourtant que ces mêmes personnes soient un jour concernées. Croire que la dépression, puisque le burn-out est une sorte de dépression, est une faiblesse psychologique, est une erreur.
Il fait partie des “saturations émotionnelles”. Par conséquent, quelqu’un qui “contrôle ses émotions” en permanence, qui “reste fort” devant tous les événements, sera peut-être même beaucoup plus sujet à ce phénomène que n’importe qui.
Attention, car il arrive sans crier gare si nous ne prêtons pas attention aux symptômes !!
Qu’est-ce que le burn-out ?
Les experts ont appelé “burn-out” un épuisement physique, mental et émotionnel dans le milieu professionnel.
Littéralement traduit de l’anglais : “brûler de l’intérieur”.
Et une brûlure, ce n’est vraiment pas agréable !
Depuis les années 1970, ce mal est appelé “Karoshi” — mort par surmenage — au Japon et y est reconnu comme une véritable maladie professionnelle. En France, ce n’est malheureusement pas encore le cas.
Pourtant, plus de 3 millions de Français sont susceptibles d’être sujets au burn-out.
Qui est concerné ?
Les cadres, les entrepreneurs, les agriculteurs, mais également les salariés. Personne n’est épargné.
Il concerne autant les femmes que les hommes et se classe en 2e position dans les affections d’origines professionnelles.
Très peu de cas ont été référencés en France, ce qui est très loin de la réalité du burn-out. Les chiffres ici.
Simplement en prenant des personnes autour de moi et moi-même d’ailleurs, je pourrais évaluer ce syndrome à 38 % de mon entourage.
Mais une fois sorti de là, il y a quand même un avantage dont je vous parlerai un petit peu plus tard dans l’article.
Burn-out, uniquement professionnel ?
Ce serait minimiser le burn-out que d’imaginer qu’il ne se trouve qu’au niveau du travail.
Il est déclenché dans le milieu professionnel lorsqu’une personne est confrontée à une difficulté relationnelle, un manque de reconnaissance, une sensation d’inutilité, une trop grosse pression, une mauvaise gestion du stress et bien d’autres.
De plus, nous passons plus de la moitié de notre vie au travail.
Lorsque nous faisons la moyenne du temps que nous passons à travailler et celui où nous faisons d’autres choses, sur une journée : 8 h à travailler, 4 h en famille et le reste du temps à dormir…
L’équilibre vie professionnelle et vie personnelle est difficile à trouver !
Seulement voilà, il est évident que lorsque nous avons un problème au travail, celui-ci s’étend sur notre vie de couple, de famille, notre entourage, notre rapport à nous-même.
Il va venir toucher notre estime de soi, donc l’amour que nous nous portons et la valeur que nous nous accordons.
Il n’est pas étonnant par conséquent qu’une énorme remise en question se mette en marche une fois que nous remontons la pente.
Peut-on le voir arriver ?
Nous pouvons tout à fait le voir arriver. Mais uniquement selon le rapport que nous avons à notre corps. Si nous sommes une personne à l’écoute, proche de ses émotions, et qui sait s’écouter au bon moment.
Les tout premiers symptômes sont simplement la sensation que quelque chose ne va pas. Lorsque nous avons ce sentiment, il est probable que les réels symptômes soient déjà entretenus depuis quelque temps.
Souvent, il s’agit de notre implication, du cœur que nous mettons à l’ouvrage. Lorsque nos attentes, nos valeurs, la vision que nous avons de notre travail, et ce qu’il est vraiment, divergent.
Mon expérience :
« Pour ma part, mon burn-out est passé presque inaperçu, je ne m’en suis rendue compte qu’une fois complètement guérie.
Mon travail me plaisait énormément, je m’investissais au maximum, il était tout nouveau, j’étais très enthousiaste !
Tout se passait bien, jusqu’au jour où, lors d’une discussion banale et bienveillante autour d’un repas avec mon “chef”, les choses ont pris une tournure imprévue.
Il m’informait que sa femme venait de tomber enceinte avec difficulté. Je lui indiquais que je comprenais très bien la situation puisque cela faisait 2 ans que j’essayais d’avoir un bébé avec mon conjoint.
(À cet instant, j’ai commencé à m’intéresser fortement à la communication non verbale). Tout de suite, une modification s’est opérée sur son corps : un geste de recul, les sourcils froncés et les bras qui se sont croisés. Il y avait un problème avec ce que je venais de dire.
Dès le lendemain, je recevais de nombreux mails, là où j’avais une liberté certaine, les portes d’une prison venaient de se fermer. J’ai commencé à vivre l’enfer, me levant chaque jour avec la boule au ventre, allant au travail à reculons… et je venais d’apprendre que j’étais enceinte.
Cela a duré environ 2 mois : difficultés pour dormir, perte de poids, émotions à fleur de peau, augmentation du stress et, pour finir, une fausse couche dans les locaux.
Ce jour-là, j’ai vraiment compris l’importance du pouvoir de l’esprit sur le corps.
Ce fut le déclencheur pour prendre les bonnes décisions et quitter la boîte dans les meilleures conditions, car ma santé, ma vie étaient plus importantes que ce travail au final.
3 ans après, suite à être retombée enceinte et avoir pris un congé parental, il a été question de retourner sur le marché de l’emploi.
IM-PO-SSIBLE !!!!!
La chance d’une rencontre et d’un accompagnement m’a sauvée et m’a permis de réaliser ce que je ne pensais jamais possible.
Trouver l’adéquation réelle entre qui je suis, ce que je voulais être, mes valeurs, mes aspirations et ce que je voulais apporter autour de moi.
Aujourd’hui, je ne les remercierai jamais assez. J’en ai retiré du positif. Je n’aurais pas pu y arriver toute seule, ou alors ça aurait été beaucoup plus long, et quel temps précieux j’aurais perdu !!!
Quels sont les symptômes ?
Ils peuvent être physiques et/ou psychologiques et représentent la phase finale de l’emprise du stress sur nous-même.
La fatigue et l’épuisement physique sont les deux plus gros symptômes.
Mais il y en a d’autres :
Étape 1
- Des palpitations
- Difficultés à trouver le sommeil ou réveils nocturnes
À ce stade, nous pouvons nous soigner. Faire un point avec son médecin.
S’orienter vers les médecines douces pour ne pas avoir recours aux médicaments si vous le souhaitez : spécialiste du sommeil, du burn-out, du stress : sophrologue, hypnothérapeute, psychologue…
Étape 2
- Malgré votre impression de beaucoup travailler, votre productivité baisse
- Des pensées incessantes vous polluent
- Difficultés à vous organiser
- Vous vous sentez débordés
Il est important d’être à l’écoute de son corps et d’en parler.
Étape 3
- Grosse fatigue, même les siestes, les week-ends, les vacances ne vous ressourcent plus
Tout devient un effort : monter les escaliers, emmener les enfants à la compétition de judo le samedi matin, aller faire des courses, pratiquer une activité sportive.
Même si vous aimiez ça avant, vous n’y trouvez plus aucun plaisir.
Étape 4
- Perte d’appétit
Dans le cas d’un stress léger ou d’un stress chronique, nous avons tendance à manger plus. Mais dans le cadre d’un burn-out, c’est le contraire.
À ce stade-là, la chute n’est pas loin…
Étape 5
- Dévalorisation : vous vous sentez inutile, la moindre réflexion fait mal
- Perte de motivation : plus aucune envie d’aller au travail
Même les personnes les plus professionnelles, les plus perfectionnistes ne sont pas épargnées !
Étape 6
- Désociabilisation
Nous nous éloignons de nos amis, notre famille, nous ne trouvons ni l’énergie, ni le plaisir, plus rien ne nous fait bouger.
Étape 7
- Épuisement émotionnel, vous vous sentez vidés, démunis, tristes, etc.
Pour certaines personnalités, il peut arriver qu’elles se bloquent émotionnellement. Elles ne ressentent plus rien pour personne, plus aucun investissement avec qui que ce soit, elles s’en “fichent”.
L’impact sur l’environnement est certain. La famille, les amis, les enfants, le conjoint sont impuissants.
L’arrêt maladie s’ensuit naturellement, et tant mieux car à ce stade, le repos et le recentrement sont obligatoires, pour ne pas dériver vers des actes catastrophiques.
Et maintenant ?
Le repos, la pause, la bulle d’oxygène.
Il est quasi impossible de s’en remettre seul.
Aller voir un praticien ou un professionnel n’est pas un signe de faiblesse, bien au contraire ! Il faut beaucoup de courage pour admettre que nous n’allons pas bien et que nous avons besoin d’aide.
Il vous accompagnera étape par étape à vous retrouver, redonner du sens, rallumer la flamme intérieure, redonner l’envie d’avancer.
Le temps, l’entourage, l’accompagnement seront vos meilleurs alliés.
Et peut-être qu’au final, cela faisait partie du chemin… 🙂
Prenez soin de vous et écoutez-vous 🙂
Samantha Mas
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