Le stress des dirigeants face au confinement du COVID-19
Dans cette période inédite, il est clair que les entrepreneurs et les dirigeants font face à des difficultés différentes de d’habitude. Le confinement qui nous est imposé face au virus est une grosse épine dans le pied pour chacun d’entre nous. Les dirigeants plus que les autres !
Il faut savoir qu’en temps normal, le stress et la pression sont les premiers maux des dirigeants. Dans une configuration classique, plus de 43 % d’entre eux sont touchés.
Un des facteurs associés au stress de l’entrepreneur est la difficulté à prendre du temps pour lui, à s’accorder des moments de décompression et à trouver un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
 Combien de personnes vont voir un professionnel de santé car elles sont fatiguées, n’arrivent plus à s’aligner face à leurs valeurs et à leur équilibre psychique ?
Le quotidien des dirigeants
En dehors de cette période particulière, les entrepreneurs s’occupent de la gestion de leur entreprise :
- Ils se préoccupent de savoir si tous leurs salariés pourront être payés à la fin du mois.
- Pour certaines activités, si la marchandise arrivera à temps.
- Du bien-être de chacun dans l’entreprise.
- S’ils pourront eux-mêmes se payer.
- Prévoir du temps pour leur famille, leurs enfants, les devoirs.
- Garder la forme et payer les charges.
- Réfléchir à une meilleure gestion et à » l’après « .
- Et la liste n’est pas exhaustive…
Ils sont donc déjà sujets à un stress plus ou moins permanent. Si des problématiques de développement ou des difficultés financières (trésorerie, baisse d’activité, licenciement) pointent alors le bout de leur nez, attention aux pics de stress et surtout aux incidences sur la santé !
Car le lien corps-esprit existe réellement. En effet, un quart des patrons souffrent de maux de dos, de problèmes d’articulations, de fatigue chronique, de difficultés de couple ou d’une baisse de libido.
En 2019, 90 % des dirigeants disaient se sentir utiles et en bonne santé. Le virus et le confinement viennent tout chambouler, notamment sur le plan émotionnel.
Les émotions touchées
Chaque personne (salariés, entrepreneurs, chômeurs) va devoir passer par un mécanisme de deuil : le deuil d’une situation qui « était ». Une situation sur laquelle il n’y a pas d’action possible, si ce n’est de rester chez soi. Il va falloir s’adapter à cette nouvelle réalité, l’accepter, composer avec et entrer dans la résilience.
Mais comment faire ? La résilience pour un patron est plus difficile que pour un salarié, car il est obligé de se projeter dans l’avenir pour le bien de ses collaborateurs et de sa famille. Vivre dans le moment présent est donc plus complexe pour lui.
Les trois peurs majeures
Dans cette période, nous sommes confrontés à trois peurs :
- La peur de la mort (nos proches, mais également la nôtre).
- La peur de l’avenir.
- La peur économique.Au final, ces trois peurs se réunissent en une seule : la peur de la perte.
La peur est-elle une émotion négative ?
À la base, la peur fait partie de nos émotions fondamentales. Aucune émotion n’est négative, elles sont toutes utiles à notre bon fonctionnement.
Physiologiquement, comment ça marche ?
Nos émotions sont directement liées à une zone du cerveau appelée l’hypothalamus, le « gestionnaire de nos émotions ». En situation de stress, il sécrète de l’adrénaline pour nous aider à réagir vite. Cependant, en quantité excessive, cette hormone se transforme en cortisol. Produit en petite quantité chaque jour sur une longue période, le cortisol devient nocif, agissant comme un poison. Il peut entraîner des troubles anxieux, des dépressions ponctuelles, de la colère, voire un syndrome de stress post-traumatique. Soyons vigilants !
12 étapes pour garder l’équilibre
- La respiration : C’est la base, la nourriture préférée de votre hypothalamus. La sophrologie, la respiration ou le yoga favorisent la production d’endorphine (l’hormone du bien-être).
- Instaurer une routine : Ne pas se laisser aller. Levez-vous à heures fixes, planifiez votre journée et accordez-vous des petits plaisirs (café en visio, jeux de société, lecture).
- L’activité physique : Faites bouger votre corps pour activer le cœur et libérer des endorphines.
- Rester en contact : Pour ceux qui sont seuls, rejoignez des réseaux de chefs d’entreprise ou appelez vos amis (sélectionnez les personnes positives !).
- Se déconnecter des actualités : Limitez l’information à 1 heure par jour. L’excès alimente l’inquiétude et vous sort du cercle vertueux.
- Se reconnecter à la nature : Pratiquez la pleine conscience. La nature est un anxiolytique naturel.
- S’adonner à des activités créatives : Lancez-vous dans ce cours de guitare ou de peinture que vous aviez reporté.
- Imaginer des solutions : Accordez-vous un temps dédié pour visualiser l’avenir de votre entreprise, de manière détachée.
- Pratiquer la méditation : Utilisez les nombreuses ressources disponibles en ligne (YouTube) pour la relaxation.
- Se former : Maximisez ce temps pour apprendre encore et encore ; c’est la croissance qui maintient la tête hors de l’eau.
- Ne pas culpabiliser : On ne peut pas tout contrôler, et ce n’est pas de votre faute. Apprenez à l’accepter !
- L’acceptation : La clé de la résilience est d’accepter les choses que l’on ne peut pas changer.
Conclusion
Ces conseils sont des pistes, mais l’important est de trouver votre propre solution. Tout ce dont vous avez besoin pour lâcher prise et trouver la sérénité est déjà en vous.
- Une vidéo est disponible sur ma chaîne YouTube concernant des exercices de sophrologie pour les enfants.
- Les consultations de sophrologie pour adultes sont disponibles ; un bilan gratuit est proposé par Skype via Doctolib.fr.
J’espère que cet article aidera chaque entrepreneur. Je vous envoie toutes mes ondes positives et mon soutien à distance. Retrouvez toutes les informations sur mes services ici.
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